05.01.2012
Roulette Russe ... Les dés sont lancés
Ca y est ! Notre dossier d'édition pour "Roulette Russe" est prêt 
Un road-movie dans une cage d'ascenseur. Un savant et un rocker à la recherche de l'accomplissement de leur vie, poursuivis par une meute de rats ... Bizarre ! Surtout que le chef des rats veut se venger du savant qui lui a fait subir des tortures inommables. Ce savant qui a découvert un médicament miracle qui pourrait sauver la vie du rocker ! Et personne ne sait rien. Et à force de ne pas communiquer, personne n'en saura jamais rien !
Un petit échantillon, quand même, en primeur !
La planche 4: l_Roulette Russe p3.jpg
Et la Une du journal "Les Echos", 2 jours après la fin du récit: RR journal3x.pdf
Oli & Enrico
20:44
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25.04.2011
Une nouvelle collaboration
Après quelques mois au frigo, et grâce à une rencontre pas si fortuite que ça (merci Bertouille !), une nouvelle collaboration qui démarre 
Plein d'énergie et de motivation à nouveau dans l'écriture, grâce aux illustrations d'Enrico Sallustio http://www.orangutanz.com/ pour le projet Roulette Russe, une drôle d'histoires de destins croisés d'un rocker sur le déclin, du probable futur prix Nobel de la médecine et d'un rat de laboratoire, dans le huis clos d'une cage d'ascenseur ...
Enrico a déjà lancé des recherches sur les persos ... en voici un échantillon ...
21:05
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02.05.2010
News de Petit Crapaud Rouge !
Lionel et moi seront présents au festival B.Délire 2010 à Villiers-le-Bel (Nord de Paris), le dimanche 30 mai pour une séance de dédicaces 
En attendant, un chouette article de la petite chronique d'Anne Clévenot, parue dans le magazine Feuille de Menthe n°23 (mai juin 2010) qui nous fait bien plaisir.

11:54
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07.09.2009
Un projet abouti ...
... et un pas important vers quelque chose de nouveau !
C'est Lionel Larcheveque qui m'a donné l'opportunité d'entrer dans l'univers de Petit Crapaud Rouge et de participer avec lui à la réalisation du tome II "Je veux le même".

Le thème de notre histoire est l'effet de la publicité et de la mode chez les plus jeunes ...
L'album, publié chez Asteure, sera disponible d'ici quelques semaines.
Olivier
15:13
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22.07.2009
... c'est qu'elle a bon goût la mort, vous voulez essayer ?
Dans un ascenseur en panne se joue la rencontre improbable entre un scientifique qui a fait une découverte révolutionnaire, une vedette du rock sur le déclin atteinte d’un cancer et un rat de laboratoire difforme. Chacun va y découvrir que leur destin est beaucoup plus lié que ne le montrent les apparences.
C'est le pitch de mon dernier projet de scénar "Roulette Russe" pour lequel je cherche un dessinateur ... Avis aux amateurs 
Premier petit extrait :
Evocation. Le matin. Zoning industriel. Labo d’expérimentation animale d’une entreprise pharmaceutique.
En arrivant au boulot, Piotr est accueilli par des manifestants d’une ONG qui militent contre la vivisection. Des policiers lui fraient un passage jusqu’à l’entrée du labo. Sur le chemin il se fait agresser par une militante, Gaëlle, qui l’insulte violemment et lui crache sur le front.
Piotr entre ensuite dans son labo, le crachat de Gaëlle toujours présent sur son front. Dans le labo, on découvre des bancs d’expérimentation avec de nombreuses cages à rats. Les rats sont déformés par les expérimentations médicales. Au fond de la rangée, dans une cage, le Rat pousse des hurlements de douleur.
Un assistant :- « Il a hurlé comme ça toute la nuit... Les tests ne sont pas concluants, je vais l’euthanasier »
Piotr : - « Laissez, je m’en occupe »
Piotr prend le Rat par la queue et se dirige vers un débarras. Piotr lève le Rat au niveau de son visage et essuie le crachat sur son front.
Les deux personnages se regardent pleins de haine. Le Rat se débat de douleur et de peur. Piotr frappe le Rat violemment contre le bord de la table, ouvre l’accès aux égouts et y jette l’animal.
Le second extrait :
"Ronny et Piotr se tiennent debout l’un face à l’autre. Ronny a allumé une cigarette roulée à la main qu’il fume silencieusement.
Piotr se met à tousser.
Piotr à voix haute, sans oser s’adresser directement à Ronny:
- « Quelle odeur … Mais quelle odeur ! C’est pénible ! »
(...)
Provocateur, Ronny recrache une bouffée de fumée.
Piotr :- « Ce n’est pas possible, c’est l’enfer ici … »
- « En plus de se faire insulter, on est obligé de respirer la mort …»
Ronny :- « La mort ? Rien que ça ? Ha ! Ha ! Ha !
Ronny, avalant à pleins poumons une bouffée de fumée :
- Alors c’est qu’elle a bon goût la mort»
- « Vous voulez essayer ? »"
Olivier
21:26
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05.06.2009
Demain, quand j'avais vingt ans !
En cette période de ma vie – la quarantaine déjà faite -, je suis encore à la recherche des maux qui tentent de me pourrir l’existence …
Cette recherche est pénible car constamment inaboutie!
Je crois que je dois me rendre à l’évidence. Je ne suis pas à la bonne époque ! Sans doute mes maux sont-ils enfouis trop profondément, à l’intérieur d’une plaie trop bien cicatrisée … mais purulente en dedans.
Ma décision est prise, demain j’avais vingt ans …
___________________________________________________________________
Mon réveil est agréable. Bien reposé, pas de douleur dans la nuque, la tête bien faite mais pas trop pleine, le souffle long et du temps devant moi ! La légèreté de n’être responsable que de soi-même ! L’apesanteur des décisions à prendre !
Déjà midi. Je me promène dans les rues d’une cité estudiantine qui me rappelle ma nostalgie d’hier. Quel plaisir ! Les regards croisés des jeunes filles souriantes, que j’ose affronter sans me sentir un démon. Un bain gigantesque de désinvolture …
C’est en regardant le ciel d’un bleu uni, poussé dans le dos par une brise fraîche, que je la ressens plus présente que jamais. Celle qui petit à petit m’avait abandonné, celle au nom de laquelle je n’avais commis aucun crime, si ce n’est celui de la désirer chaque jour un peu plus ardemment. La liberté !
Et voilà que je m’envole, sans m’essouffler, dans ma préhistoire de remords et de regrets. Je me sens lyrique au milieu des nuages …
Le soir est déjà là. Quelle journée extraordinaire ! Je ne vois pas – je ne conçois pas – comment je pourrais trouver mes maux dans cet océan de bien-être (bien-être sûrement, bonheur, je n’en suis pas vraiment persuadé !)
Probablement que le conseil, porté par la nuit étoilée, viendrait à point dans ma recherche. Couché dos au sol, dans mon grand jardin arboré, je contemple le ciel. Le sommeil ne vient pas. J’avais oublié à quoi ressemblait un ciel d’étoiles, moi qui hier encore vivais en pleine ville, noyé dans une pollution lumineuse quoi que nocturne.
Finalement, le sommeil n’est pas venu. Je décide de me lever. Etrangement, je ressens un iota en moins d’énergie, une once perdue d’enthousiasme, un petit poids en plus au bout de mes pieds. Je m’envole moins haut aujourd’hui. Le vent n’est pas moins fort, pourtant.
Et les jours ont passé. J’ai cessé de voler. Je suis redevenu terrestre.
Je n’ai toujours pas trouvé mes maux. Par contre j’ai une nouvelle compagne, Miss Solitude. Et je ne sais que faire d’elle.
Je soupçonne/je pense/je suis sûr que Miss Solitude est un de mes maux !
D’ailleurs, après quatre jours de vie commune, Miss Solitude et moi avons décidé de nous séparer. En bons termes. Elle gardera la petite, liberté, et moi je serai quitte d’une pension alimentaire ruineuse. Nous ne sommes vraiment pas faits pour vivre ensemble. J’ai aussi promis de quitter les lieux dès demain. Sans regrets d’ailleurs. Ce n’est pas ici que je trouverai mes maux. Ils sont plus loin, ils sont plus tard.
Demain, j’irai plutôt me perdre du côté de mes soixante ans.
(A suivre)
09:14
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08.05.2009
La Morte Amoureuse
La Morte Amoureuse ... Un projet en cours avec le très attachant Mikhaël Allouche.
Une adaptation de la nouvelle éponyme de Théophile Gautier. Nous avons tous les deux succombé à ce brûlot d'un autre siècle, qui porte la thématique du "La vie, sans la passion et les excès qui y sont liés, vaut-elle la peine d'être vécue ?"
Ici, j'ai posté la troisième planche de notre projet ...

11:49
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24.04.2009
A mon fils ...
Dans le désert …
Un homme et un jeune garçon sont assis sur un rocher … Il fait nuit.
Ils regardent le ciel tranquillement pendant de longues minutes.
L’homme rompt soudain le silence :
- « Vois-tu, mon garçon, la vie est comme ce ciel que nous contemplons »
Le garçon se retourne vers l’homme silencieusement, puis observe le ciel de nouveau.
L’homme poursuit :
- « Comme lui, la vie est sombre, noire et monotone … Comme lui elle semble nous échapper … Comme lui, elle semble immuable … »
Le garçon :
- « Ta vision de notre existence me semble bien pessimiste … »
L’homme :
- « Pessimiste ? Je ne pense pas … Reconsidérons les choses. Dis-moi … Par quoi ton regard es-il le plus attiré ? »
L’homme reprend après un court silence :
- « Par quoi ton regard est-il le plus attiré ? Par les étoiles ou par les ténèbres qui les entourent ? »
Le garçon :
- « Par les étoiles bien sûr … »

L’homme :
- « Bien sûr … Sais-tu que chacune d’elle est un fragment de bonheur ? Elle est un air de musique que tu fredonnes le matin, la chaleur d’un rayon de soleil sur ta peau, le sourire d’un ami, le regard d’une fille que tu aimes tendrement, la main de ton enfant que tu serres tant tu as envie de le protéger … »
L’homme poursuit :
- « Elles sont toutes aussi précieuses l’une que l’autre et ensemble elles tapissent le ciel de ta vie »
Le garçon regarde l’étoile du Berger. Il est interloqué :
- « Pourtant certaines brillent bien plus que d’autres ? »
L’homme :
- « C’est exact ! Certaines prennent plus de place. Ces étoiles rencontreront ton regard chaque fois que tu contempleras le ciel, elles seront toujours là jusqu’à la fin des temps »
Le garçon :
- « Qu’ont-elles de si particulier ? »
L’homme :
- « Ces étoiles sont les gens que tu affectionnes particulièrement. Elles sont là pour te faire aimer le ciel »
Le garçon s’est retourné vers l’homme. Il voit son propre reflet dans les yeux de son compagnon. Lentement son image s’est muée en une étoile, dans le noir profond des yeux de l’homme.
11:21
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17.04.2009
Mélancolie
La mélancolie, c'est se résigner à voir tourner une page de la vie ... irréversiblement.
Regrets ...
C'est se dire qu'il n'y aura jamais nul moyen de pouvoir l'ouvrir à nouveau. Elle ne sera plus qu'un souvenir, de plus en plus vague, de plus en plus idéal sans doute. Mais le ressenti ne se mémorise pas. On peut savoir qu'on a été heureux mais le souvenir du bonheur n'est pas le bonheur. Seule domine la tristesse profonde de savoir que la page est définitivement tournée ...
Regrets ...
Olivier
11:45
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10.04.2009
Kheran me parle
Ce qu'Olivier ignore complètement, c'est que moi, Kheran, j'appartiens au futur.
Chaque fois qu'il tente de se rapprocher de moi, je m'éloigne exactement de la distance qu'il a parcourue pour tenter de me rejoindre. Nous sommes comme les 2 mêmes poles de deux aimants qui tentent de se toucher. Une force invisible nous sépare.
Je comprends sa frustration ... Moi-même je ne pense pas que je le supporterais.

Mais je ne veux pas qu'il m'atteigne.
Je suis ce qu'on appelle un IDEAL.
Kheran
PS : Le dessin ici est de Lionel Larchevêque alias Llar comme dans tranche de ...
C'est la première fois qu'un dessinateur illustrait une planche que j'avais écrite. C'était un exercice à l'atelierBD (école de formation à la BD à distance).
Découvrez cet excellent illustrateur sur http://lionellarcheveque.blogspot.com/
11:08
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04.04.2009
Sublimation d'un idéal féminin
Un jour une conteuse m'a fait goûter une graine d'imagination ...
En voici le résultat :
"Ma détresse fut interrompue par une voix cristalline qui s’adressait à moi, toute en pureté.
Je reconnus ma musicienne. Les mots qu’elles m’adressaient s’étaient enrobés dans un chant continu et merveilleux. Chaque syllabe était une note qui se détachait de sa portée et venait se poser délicieusement sur mes tympans.
Son chant m’invitait à la suivre, inconditionnellement. Peut-être allait-elle m’aider à retrouver Monsieur Wolf. Peut-être pas, d’ailleurs … cela me sembla subitement tellement anodin !
Nous marchions, légers, dans un ciel qui s’était fait consistant. L’impression que je ressentais était sublime. Nos pieds foulaient une matière à la fois de coton, de sable et de neige.
Ainsi, nous nous élevâmes lentement.
(...)

Après un moment que j’aurais voulu immortel, ma guide s’arrêta. Elle me tint par les mains et posa ses lèvres sur les miennes. Je la serrai fortement dans les bras. Chacun de ses cheveux frôlait une infime partie de mon visage. Ensemble, ils étaient une caresse sublime. Je fermai les yeux dans le fol espoir de figer cette seconde de sensualité.
Quand, après une éternité, je les ouvris de nouveau, nous nous trouvions au milieu d’une grande clairière. La jeune femme cueillait des fleurs des champs: pivoines, marguerites et pissenlits. Elle me tendit les fleurs et ensemble, dans une félicité commune, nous soufflâmes sur le bouquet. Les graines du pissenlit formèrent un brouillard si dense que lentement la fille s’effaça de mon regard.
Quand le brouillard fut dissipé, le jeune garçon aux cheveux flamboyants apparut sous mes yeux.

Je m’adressai à l’enfant :
- « Ou est-elle ? »
Il me répondit :
- « Qui ça ? »
J’étais à la fois abasourdi et très irrité. Comment pouvait-il faire abstraction de la jeune musicienne qui m’avait accompagné jusqu’ici ? Le doute m’envahissait.
- « Tu es à Oniris ici, et la jeune fille à qui tu fais allusion est comme tout le reste » me dit le garçon, d’un air narquois.
- « Tu veux dire qu’elle n’existe pas ? » , répondis-je.
L’enfant se mit à rire. Il riait tellement qu’il était devenu une ronde d’enfants qui se moquaient de moi à l’unisson. Des dizaines de visages semblables qui m’envoyaient leurs éclats de rire contondants. La douleur était insupportable.
Je hurlai :
- « Assez ! »
L’enfant était de nouveau seul. Il reprit :
- « Tout ce qui est Oniris existe et est partie intégrante de toi-même. Rappelles-toi : le seul point commun d’Oniris est celui qui perçoit le monde ».
- « La musicienne que tu as vue n’est que la sublimation de ton idéal féminin » poursuivit-il "
12:12
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31.03.2009
Le compte à rebours a commencé
Hier j'écoutais Albert Jacquart à la radio ...
Il présentait son livre Le compte à rebours a commencé. L'entretien était passionnant. J'ai retenu un message important : c'est que malgré tous les dégâts qu'elle a causé, l'humanité mérite d'être sauvée.
Angoissant 
1000 espèces disparaissent de la terre chaque année ... 1000 fois plus qu'il y a 1000 ans ... L'emballement d'une extinction massive des espèces a peut être déjà démarré ...
Qu'y puis-je ?
Je sais que Kheran s'est posé la même question ...

Il en est devenu fou ... Je vous le raconterai sûrement à l'occasion.
Il courrait lui aussi après de vaines chimères ...
Il a pourtant été l'homme le plus puissant de la planète. Il aurait pu la sauver.
Et malgré cela il a échoué.
Qu'y puis-je ? ... Même si c'est moi qui l'ai tué ...
Olivier
21:10
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29.03.2009
Kheran me poursuit de nouveau
Kheran ? Sans doute aussi anonyme que les 6 autres milliards de noms répertoriés aujourd'hui.
Et pourtant ...
Que sait-on de lui ? Si ce n'est qu'il a été conçu il y a un peu plus de 41 ans. Mais sa gestation a duré bien plus que les 9 mois conventionnels propres à notre espèce.
Je pense que Kheran a réellement vu le jour il y a 20 ans.
Mais qui est-il ?
Kheran existe-t-il ? C'est un prérequis à la question précédente. Je ne pense pas qu'il ait la conscience de son existence. Kheran ne m'est apparu que sous forme de musique, de pensée, de chanson, d'histoire, de textes, de poèmes, d'amour, d'angoisse, de questionnements constants, de haine, de colère, ...
Je le fuis sans savoir pourquoi j'ai peur de lui.
Voici le portrait que Céline a pris de lui,il y a 4 ans déjà :

12:11
Écrit par Olivier
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